FILIERE EQUINE : L’ARGENT...A TOUT CRIN

mardi 20 septembre 2022

Depuis le démantèlement du système français de maîtrise de la filière équine et sa privatisation, la financiarisation s’accélère accompagnée de sa conséquence logique, sa fragilisation. D’un côté, les enchères de yearlings battent des records année après année. À Deauville, le chiffre d’affaires atteint un niveau « inédit » à 51 millions d’€ contre 43 millions en 2019 déjà souligné comme un record. Le prix moyen des yearlings vendus cette année s’élève à plus de 210 000 €. L’indécence de ces chiffres fait froid dans le dos au moment où toute revendication de salaire et d’amélioration des conditions de travail est balayée d’un revers de main avec mépris par le patronat. De l’autre, si des centres équestres recherchent des chevaux à des prix abordables, en quelques années, le prix d’un poney de selle est passé de 3 000 à 7 000 €.

Ces niveaux de prix illustrent la financiarisation et la spéculation à l’œuvre depuis la privatisation par la suppression en 2010 du monopole d’État et l’ouverture au privé des paris par Sarkozy, et la remise en cause du caractère associatif à but non lucratif de l’institution des courses. Les quelques bénéficiaires sont connus, Rothschild et autres, sans compter les mafias qui font toujours leur beurre de toute privatisation, surtout dans un secteur aussi propice à la circulation d’argent.

Le système français, basé sur le monopole étatique, permettait le développement de la filière,


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Ernest Pignon Ernest

Suite à la décision prise lors de son 8ème Congrès à Vénissieux en Janvier 2006, La FNAF-CGT a placé au cœur de sa démarche revendicative pour l’amélioration des conditions de travail et la défense de la santé au travail des salariés dans ses secteurs professionnels

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